Fintech, le numérique s’attaque au secteur financier

Entre 2007 et 2008, le monde a été confronté à une crise financière mondiale. Cette crise financière née de la crise des subprimes et de la crise bancaire et financière a donné matière à réfléchir aux traders et aux banquiers. Ces derniers se sont alors lancés dans des aventures entrepreneuriales tout en repensant le système financier en se servant des nouvelles technologies. L’objectif est de rendre le secteur plus simple, accessible à tous avec des services de qualités et surtout à moindre coût. C’est ainsi que les startups avec pour spécialité les technologies financières ont commencé par voir le jour. Connus sous le nom de Fintech (Finance et technologie), ces startups s’incrustent de plus en plus dans le secteur financier. Découvrez cette lutte dans cet article !

Les nouveaux apports dans le système bancaire par les néo-banques

Avec la généralisation des technologies mobiles et le bon développement de l’informatique dématérialisée, les Fintech prennent de plus en plus possession du secteur financier. Moyens de paiement en ligne, crédit, en passant par la gestion du patrimoine et de l’épargne, sans occulter le financement des entreprises et encore moins l’affacturage, le secteur financier devient de plus en plus numérique. Pour mieux s’imposer, ces néo-banques ajoutent à ces offres de bases des services qui répondent plus à leurs besoins.

À des tarifs très attrayants, les PME, les freelances, les indépendants et les professionnels peuvent bénéficier aux côtés de ces banques des services efficacement gérés facilitant leurs comptabilités. Au nombre de ces banques compétentes, retenez les Français Qonto, Shine et Manager.one, le Belge Anytime, l’allemand N26, sans oublier Revolut for Business du Royaume-Uni.

En ce qui concerne les comptes de paiements, les Fintech limitent bien la facture. Certaines comme Shine font même des offres gratuites et sans condition. Néanmoins, ces conditions requièrent des commissions sur par exemple des paiements à l’étranger. Dans ce registre, Qonto s’illustre parfaitement. À cet effet, n’hésitez pas à lire cet avis sur Qonto. Avec N26, vous avez un cash back de 0,1 % sur vos paiements par carte business. Les services digitaux sont aussi attractifs que pour les banques traditionnelles. En effet, les néo-banques permettent une ouverture de compte totalement en ligne qui peut être suivi en temps réel, avec des historiques illimités et possibilité de paramétrer votre carte bancaire avec relèvement de plafond et activation-désactivation immédiate.

Aussi, l’intégration des notes de frais et justificatifs, alerte et notification en temps réel… sont une évidence auprès de ces banques. En exemple, chez Qonto, chaque paiement par carte déclenche une notification permettant, séance tenante, de prendre une photo du justificatif de la dépense. En s’inspirant de Gmail, la Fintech a réussi à concevoir son historique des opérations sans imiter et capable d’être interrogée dans la barre de recherche. Par ailleurs, avec Qonto ou N26, vous pouvez, à l’aide de leurs applications, faire des transactions dans l’immédiat et à moindre coût.

L’aisance dans la comptabilité

L’avènement de ces nouvelles banques rend plus ouvertes les PME. En effet, via des API, les PME sont à même d’interagir d’une manière sécurisée et en occurrence avec des applications de comptabilité. En parfait exemple, Revolut a lancé durant cette année 2018, Revolut Connect, un genre d’application store qui permet aux entreprises de se connecter à des outils de comptabilité, de gestion, de conseils et même de communication interne. Par ailleurs, l’importation et l’exportation des données dans différents formats sont aisées maintenant. Faisant usage d’un simple fichier xml, il est possible maintenant de générer les salaires des collaborateurs.

En outre, si vous devez gérer plusieurs employeurs, N26 vous donne la possibilité de créer des sous-comptes par donneur d’ordre pour y affecter les revenus et les frais associés. En outre, les néo-banques ont développé des modules d’aides idéalement pratiques pour mieux gérer les notes de frais, prévoir ou anticiper les charges à venir, et relancer les mauvais payeurs.

Le secteur des assurances plus efficaces

La Fintech menant une rude concurrence au secteur bancaire s’est aussi intéressée à celui des assureurs. Et là, grâce aux nouvelles technologies, elles y apportent de nouveaux usages tels que la dématérialisation des documents, la diminution des coûts de gestion, l’optimisation de la gestion du risque et même, l’amélioration de la relation client. Ainsi, l’offre sur mesure pour le client se développe de plus belle et il est plus facile de construire une relation avec le client.

Avec cette optimisation du secteur des assurances, les assureurs pour ne pas perdre leurs notoriétés et s’enfoncer dans le déclin se voient obligés de se rallier à ces nouveaux acteurs surnommés les « Insurtechs ». Cela, certains groupes l’ont compris en jouant la carte du partenariat. Parmi eux, le groupe Axa qui a alloué il y a quelques années, 200 millions d’euros dans un fonds de capital-risque pour les technologies dites de ruptures. Il a par ailleurs dépensé 100 millions d’euros pour créer son propre « startup studio ». De même, le groupe Allianz a créé un incubateur à Nice.