La crise financière grecque pourrait-elle refaire surface ?

La crise financière grecque est relative à la dette publique du pays, mais elle menace d’étendre ses tentacules à l’ensemble des pays de l’Union européenne. En effet, l’augmentation de la dette publique de la Grèce a un poids énorme sur le pays. D’abord, elle fait fuir les investisseurs qui doutent de la capacité de ce pays à rembourser sa dette, mais aussi le poids du remboursement de ses intérêts. En effet, depuis que la crise grecque a commencé à prendre de l’ampleur, l’Union européenne a pris les devants et différents gouvernements se sont succédés. Ceci dit, entre les mesures imposées par les 27 et le souci des Grecs de garder leur souveraineté, des compromis ont été trouvés et il y a un léger mieux. Toutefois ne devons-nous pas craindre un retour de la crise grecque ?

Des plans hypothétiques et irréalistes

La crise financière grecque et l’avenir de la zone euro sont intimement liés. En effet si la Grèce qui est en train de crouler sous le poids de la dette finit par s’écrouler c’est l’Union européenne et l’euro qui volent en éclat. Comprenant cela, les dirigeants de la zone euro se sont précipités au chevet de la Grèce. Ainsi depuis 2012, l’économie grecque marche au rythme des nombreux soubresauts politiques, des pourparlers et des plans de sauvetages qui ont été décidés d’un commun accord et parfois dans la douleur.

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 Mais le hic c’est que ces plans, ces aides et ses dates hypothétiques n’ont été respectés par aucune partie pour diverses raisons. En effet, les créanciers que sont la BCE, le FMI et les différents gouvernements qui ont défilé depuis quelques années tablent sur des hypothèses de croissances, de privatisation, de collectes d’impôts en échange d’aide ou de relèvement du plafond de la dette qui n’ont jamais lieu.

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Un léger mieux, mais…

Avec la situation plus que désastreuse et le peuple grec qui refuse de se serrer davantage la ceinture, l’UE a pris les devants en obligeant le gouvernement de Tsipras à signer les accords du 13 juillet. Avec ces accords, il y a eu un léger mieux et des raisons d’espérer pour des lendemains meilleurs. Toutefois, avec la détermination de Syriza à restaurer la souveraineté du peuple grec et la fragilité de la situation financière du pays où les banques sont à genoux, il y a de quoi avoir peur et craindre un retour à la surface de la crise grecque. Disons simplement que la Grèce est loin d’en finir avec ses tourments.