Les fluctuations des marchés financiers : comprendre la volatilité et le VIX

Au milieu de l’inflation, les banques centrales augmentent leurs taux d’intérêt et nombreux sont les pays qui craignent une récession. Dans ce contexte, la volatilité fait un retour en force sur les marchés, tant sur le marché des actions que sur celui des autres actifs financiers. Expliquons la notion de volatilité, son mode de calcul et son indice phare, le VIX, également connu sous le nom d’indice de la peur.

Qu’est-ce que la volatilité ?

Au fil du temps, les actifs financiers se distinguent par des périodes plus ou moins fluctuantes selon divers éléments tels que la macroéconomie, différents événements économiques au sein des entreprises, l’actualité politique ou encore les mouvements d’achat et de vente des investisseurs institutionnels. L’amplitude correspond à la différence entre un point bas et un point haut.

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Dans cet exemple, l’actif financier commence par atteindre un sommet de 45% avant de chuter jusqu’à -30%, puis de se redresser. Si cette amplitude de 75% est réalisée sur une très longue période de 20 ans, l’actif ne sera pas considéré comme volatile. En revanche, si cette variation survient à court terme, par exemple sur quelques mois, alors l’actif sera considéré comme très volatile. En conclusion, la volatilité d’un actif financier est caractérisée par une combinaison de facteurs temporels et d’amplitude des variations de prix.

L’indice de volatilité ou l’indice de la peur : le VIX

Très suivi par les analystes du monde entier, le VIX est l’indicateur de référence pour mesurer la volatilité des marchés américains. Il est calculé et publié par le CBOE (Chicago Board Options Exchange), où la majorité des options sont négociées sur les bourses américaines. Cette mesure de la volatilité est essentielle pour les traders, notamment pour le calcul des primes d’options. Au-delà du S&P 500, puisque les marchés américains dirigent souvent les bourses mondiales, le VIX est souvent pris comme référence pour la volatilité globale du marché.

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À titre informatif, l’équivalent européen du VIX est le VSTOXX, bien que moins utilisé. Cependant, les actions ne sont pas les seules à connaître des phases de volatilité ; toutes les autres classes d’actifs peuvent également y faire face : obligations, matières premières, produits dérivés, cryptomonnaies, immobilier, œuvres d’art ou encore produits de luxe.

Comment trader le VIX ?

Comme nous l’avons vu précédemment, le VIX n’est plus seulement un indicateur aidant les analystes à mesurer la peur ou le sentiment du marché, mais il est également devenu un produit financier négociable via différentes méthodes. Il existe deux types d’options sur le VIX : le Call (option anticipant une hausse du VIX) et le Put (option anticipant une baisse du VIX).

Les traders habitués à négocier des options peuvent spéculer sur les hausses et les baisses de l’indice. Ils pourraient utiliser l’analyse du VVIX pour déterminer si l’achat d’une option call ou put serait préférable à la vente d’une option call ou put. Le contrat à terme sur le VIX est également adapté aux stratégies de couverture ou de spéculation. La volatilité est ainsi devenue un actif à part entière, sur lequel il est possible de miser pour se protéger contre les fluctuations du marché ou en tirer profit.

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